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Ces Nigériens qui fuient les violences interreligieuses au Nigeria voisin



MARADI (Niger)(AFP) - samedi 25 février 2006 - 14h52 - "Les plus chanceux ont eu des membres tailladés, les moins chanceux ont été brûlés vifs ou jetés par dessus le pont", raconte Assoumana un Nigérien qui a fui le sud du Nigeria, théâtre ces derniers jours, de violences interconfessionnelles.
Originaire de Bouza, dans la région de Tahoua (sud-ouest du Niger), Assoumana fait partie d'un groupe de fuyards qui sont arrivés dans la soirée de vendredi à la gare routière de Maradi (sud), en provenance d'Onitsha, dans l'Etat d'Anambra (sud du Nigeria).

La "chasse aux musulmans" a été ouverte mardi à Onitsha, en représailles aux violences interconfessionnelles qui ont fait 34 morts, essentiellement chrétiens, en début de semaine dans le nord du Nigeria à majorité musulman.

Des millions de Nigériens musulmans résident ou travaillent comme saisonniers au Nigeria, qui partage plus de 1.500 kilomètres de frontière avec le Niger.

Dès jeudi, des dizaines de ces travailleurs migrants ont commencé à rentrer dans leur pays, selon des témoignages recueillis par l'AFP dans le sud du Niger.

Mobilisées par la menace aviaire, les autorités ont du mal à chiffrer le nombre de retours, notamment à cause de la grande porosité de la frontière.

"Ils arrivent par petites vagues. Certains portent des blessures, ils bradent le peu qu'ils ont pu ramener: portables, postes radio, chaussures, habits, pour manger", déclare un chauffeur de taxi.

Certains d'entre eux demeurent traumatisés par des scènes horribles auxquelles ils ont assisté à Onitsha.

"Les +Ingnamraïs+ (chrétiens en haoussa) ont allumé un immense feu de bois. Lorsqu'ils vous attrapent, ils vous jettent dedans. De loin, vous pouvez entendre les hurlements de victimes", relate Hamissou Elhadj Jadji.

Ils vont de "porte en porte" pour traquer leurs victimes qui sont ensuite "découpées ou jetées dans l'eau", témoigne un autre.

"Lorsque nous étions sous escorte policière, j'ai aperçu un groupe d'assaillants munis de gourdins et d'armes blanches s'acharner sur un camion bourré de personnes", se souvient encore Hamissou.

"J'ai été alerté par un ami, nous nous sommes rués au commissariat où s'étaient réfugiés près d'un millier d'autres musulmans tchadiens, camerounais, et nigérians", ajoute-t-il.

D'après lui, c'est toujours la confusion totale à Onitsha.

"Ce ne sera qu'après un retour au calme qu'on saura qui est mort et qui s'est caché", affirme Saïdou Ibrahim, dont "le frère est porté disparu".

"A quoi riment ces violences inouïes? Chrétiens, musulmans, juifs, nous sommes tous pareils", prêche Yacouba, reprochant à "ses coreligionnaires musulmans d'être à l'origine du déferlement de violence".

Pour Ibrahim, chauffeur, les ressortissants nigériens sont "victimes d'un retour de manivelle". Moralité: "avant de faire du mal à quelqu'un, assure-toi qu'il ne se retournera pas contre les tiens",conclu-t-il.

Vendredi, les autorités de la région nigérienne de Zinder (sud), proche de l'Etat de Kano (nord du Nigeria), qui redoutaient des flambée de violences après la prière, ont temporairement fermé la frontière.

De nombreux Nigériens ont déjà été tués dans des affrontements religieux au Nigeria, notamment depuis l'introduction de la charia dans une douzaine de ses Etats nordiques proches du Niger

olivier, le 25 Février 2006     

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