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Le Panafricanisme : Les précurseurs
Confrontés au système ségrégationniste et à l’exploitation dans les Antilles et aux Etats-Unis, les Afro-descendants fondèrent un mouvement de résistance basé sur la solidarité fraternelle. C’est de cette manifestation qu’est née le Panafricanisme. Par conséquent, comme nous le verrons à chaque contexte historique, le Panafricanisme est d’abord et avant tout un mouvement d’émancipation.

Les historiens du Panafricanisme indiquent que c’est Henry-Sylvester Williams (1869-1911), avocat inscrit au barreau anglais, afro-descendant de Trinidad, qui aura tracé la voie sur laquelle beaucoup d’autres militants devaient suivre.

Conseillé juridique sur des questions agraires auprès des chefs coutumiers de l’Afrique australe avec lesquels il avait noué des liens très étroits, Henry-Sylvester Williams va profiter du contexte de l’Exposition Universelle de Paris pour convoquer en 1900 à Londres la première Conférence Panafricaine afin d’attirer l’attention de la Communauté internationale sur les doubles convoitises des émigrants Boers et de la Compagnie à Charte de Cecil Rhodes.

Tout le monde se souvient que la non résolution de cette situation dénoncée très tôt par ce panafricain conduira aux deux régimes coloniaux et ségrégationnistes les plus longs et les plus féroces sur le continent africain à savoir : l’Apartheid en Afrique du Sud et au Zimbabwe, ancienne Rhodésie.

Pour être tout à fait complet, parmi les précurseurs de la première Conférence Panafricaine, au côté de Henry-Sylvester Williams, il faut citer aussi Anténor Firmin (1850-1911) homme politique et intellectuel haïtien, auteur de l’ouvrage : « De l’Egalité des Races Humaines - Anthropologie positive » publié en 1885 en réponse aux thèses racistes de Gobineau et Benito Sylvain (1868-1916), haïtien aussi, journaliste, diplomate et avocat.



Après cette première Conférence historique, d’autres personnages vont marquer le mouvement panafricain, entre autres : l’Afro-américain d’origine haïtienne W. E. Burghardt du Bois (1868-1963) et le jamaïcain Marcus Mosiah Garvey (1887-1940) pour ne citer que ces deux cas. Si le premier s’attelle à faire du Panafricanisme une vraie doctrine politique, un guide et une arme pour lutter contre l’oppression des Noirs partout dans le monde en solidarité avec ceux qui sont en Afrique, le deuxième, se bat pour une organisation autonome des Noirs et leur retour en Afrique afin de créer les Etats-Unis d’Afrique. Ses partisans l’éliront à l’unanimité « Président provisoire de l’Afrique ».





Grand orateur, Marcus Garvey savait mobiliser les foules. En 1920, il lança sa campagne pour le retour des Noirs en Afrique en choisissant le Libéria comme terre d’accueil. Il proclamait la fierté d’être Noir et a amené des millions de d’Afro-américains à s’intéresser à leurs racines africaines. Aujourd’hui encore, son histoire intéresse beaucoup de jeunes, il est une figure importante du rastafarisme par exemple.

Quant au Dr W. E. Burghardt du Bois, de 1919 à 1945, il va jouer un rôle considérable dans la réalisation des cinq Congrès Panafricains :

1) Paris : 1919 ;

2) Londres : 1921 ;

3) Londres : 1923 ;

4) New York : 1927 ;

5) Manchester : 1945.

De congrès en congrès, l’infatigable Dr W. E. B. du Bois, après plus de 25 ans de lutte, parviendra à mettre en relation les leaders africains nationalistes de langue anglaise basés en Angleterre, ceux de l’Afrique française basés à Paris et ceux de l’Afrique lusophone basés à Lisbonne au sein d’une organisation nommée : Liga Africana, laquelle organisation peut être considérée comme l’ancêtre politique du CONCP (Comité des Organisations Nationalistes des Colonies Portugaises). Enfin, c’est au sein du CONCP que se retrouvèrent les leaders du PAIGC de la Guinée-Bissau, le MPLA d’Angola et le FRELIIMO du Mozambique notamment.

Si le Congrès de 1945 se diffère des quatre derniers par la qualité des participants, en majorité africains, dont un grand nombre joueront un rôle dans la lutte pour l’indépendance dans leur pays respectif, c’est aussi l’entrée en scène de deux personnages qui vont marquer le mouvement panafricain et qui assurèrent le secrétariat politique de l’évènement, il s’agit du Dr Kwame Nkrumah (1909-1972) et de George Padmore (1903-1959), considéré comme théoricien du Panafricanisme.

L’attachement à l’idéal panafricain de W.E.B. du Bois et de Padmore était tel qu’ils prendront la nationalité ghanéenne. Padmore sera décédé en 1959 et incinéré au Ghana après avoir été officiellement conseillé politique du Président Nkrumah. Quant à W.E.B. du Bois, après avoir exercé une influence politique certaine sur le Président Nkrumah en dépit de son grand âge, il sera décédé en 1963 à l’âge de 95 ans, et enterré au Ghana.

Evidemment, en dehors du Dr Kwame Nkrumah, d’autres figures panafricaines du nationalisme africain émergent comme Jomo Kenyatta (1893-1978) du Kenya et Nnamdi Azikwé (1904-1996) du Nigeria.

Le Panafricanisme et le Nationalisme africain

La lutte contre la Colonisation devient progressivement l’objectif principal du mouvement panafricain avec l’agression de l’Ethiopie par l’Italie en 1935. Cette agression suscitera une vague de solidarité car l’Ethiopie, seul pays d’Afrique avec le Libéria à avoir conservé son indépendance, exerçait un attrait considérable sur les intellectuels noirs du monde entier, surtout depuis sa victoire sur les Italiens à Adoua, en 1896.

C’est ainsi qu’entre le 4ème Congrès de 1927 et le 5ème de 1945, sous la nouvelle orientation de la lutte anti-coloniale, en 1944 un Mouvement de Front Uni Panafricain va voir le jour à Manchester au nom de

la Fédération Panafricaine, en quelque sorte la section britannique du Congrès Panafricain, avec pour objectifs :

1) Promouvoir le bien-être et l’unité des Peuples Africains et des Peuples d’ascendance africaine dans le monde entier.

2) Exiger l’autodétermination et l’indépendance des Peuples Africains et d’autres races assujetties ; exiger leur libération de la domination des puissances qui revendiquent la souveraineté et le pouvoir de veiller sur eux.

3) Assurer l’égalité des droits civiques aux Peuples Africains et l’abolition totale de toutes formes de discrimination raciale.

4) Efforts de coopération entre les Peuples africains et d’autres qui partagent nos aspirations.

Il est important de souligner que contrairement au réductionnisme racial dont on a toujours voulu marquer le Panafricanisme, très tôt ce mouvement a été fondamentalement pour l’émancipation de l’Homme et contre toutes les formes de discriminations comme l’attestent les objectifs cités ci-dessus dès 1944.

Les Panafricains ne s’arrêtent pas aux déclarations incantatoires, mais préconisent les moyens d’action pour y parvenir. Dans son ouvrage publié en 1955, intitulé : « Panafricanisme ou Communisme », George Padmore écrit ceci en page 159 à propos des activités de

la Fédération Panafricaine, section britannique du Congrès Panafricain :

« Les problèmes théoriques tels que les méthodes et les formes d’organisation que les Peuples Coloniaux devaient adopter ; les tactiques et la stratégie de la lutte de libération nationale ; l’applicabilité des techniques gandhiennes de non-violence et de non-coopération à la situation africaine, furent ouvertement débattue dans les colonnes de la revue de
la Fédération : l’International Africain Opinion… »

Par conséquent, c’est tout naturellement que le 5ème Congrès de 1945 invitait les intellectuels et les travailleurs des Colonies à s’organiser et à lutter pour mettre fin aux abus du Colonialisme et à l’exploitation de l’Afrique et des Africains. Sous la plume de Kwame Nkrumah, secrétaire politique du Congrès, un programme d’action fut établi sous le nom « d’action positive » en s’inspirant de la non-violence de Gandhi.


Source: http://lpcumoja.unblog.fr/
ARCHIVE, le 18 Juillet 2010     

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