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Esclavage: les Africains et les musulmans aussi?
Le souvenir de l'esclavage est au cœur de la mauvaise conscience européenne : sujet de honte que l'on enseigne à tous le collégiens, il est également l'objet de revendications de la part des pays africains qui estiment que l'Occident doit faire repentance pour ses crimes (ce qu'ont fait officiellement Bill Clinton en 1998 et Jean Paul II en 1991).
Je me souviens du 150ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage en 1998 : de multiples émissions de télévision étaient programmées pour commémorer l'abolition de la traite des noirs. Des personnalités médiatiques très diverses venaient se scandaliser de ce crime abominable qui faisait que l'Europe était à jamais redevable du continent noir.
Pourtant l'esclavage est-il un crime spécifique à la civilisation occidentale ? Dans la conscience collective, il est imputable aux nations européennes : ce sont elles qui ont débarqué sur un continent africain peuplé de bons sauvages, pillant et rasant tout sur leur passage et réduisant les survivants à l'esclavage. Impression qui est largement entretenue par des programmes télé, des films et les fictions de toutes sortes. Pourtant une analyse des faits historiques vient nuancer ce jugement.


L'esclavage, une tradition africaine
Or que découvre-t-on si on se penche sur le sujet ? Que l'esclavage était déjà pratiqué de longue date sur le continent africain, largement avant l'arrivée des Européens. Dans son ouvrage Afrique Noire, Catherine Coquery Vidrovitch (professeur à l'université de Paris VII) estime qu'à la veille de l'arrivée des Européens un quart de la population avait le statut d'esclaves : il s'agissait de captifs de guerre, de membres d'ethnies rivales ou bien encore de tribus asservies (tels les Rimaïbe chez les Peuls). D'ailleurs, le commerce des esclaves tenait une place centrale dans les sociétés africaines traditionnelles car il suppléait à l'absence de propriété foncière. C'est une pratique indissociable de la culture africaine, qui n'aurait rencontré un tel succès sans la complicité d'une majorité de la population pour qui l’esclavage était considéré comme tout à fait naturel. Dinesh D'Souza, directeur de recherche à l'université de Stanford, rapporte cette anecdote révélatrice des mentalités d'alors : des chefs africains qui tiraient profit du trafic d'esclaves et qui ne concevaient pas qu'on puisse envisager de la supprimer, envoyèrent plusieurs délégations en Occident pour protester contre l'abolition de la traite (The End of Racism, 1995). Une fois les indépendances acquises et la tutelle du colonisateur disparue, la tendance naturelle de certaines sociétés africaines reviennent à jour : l'esclavage réapparaît ainsi en différents points du continent (aujourd'hui en Mauritanie et au Soudan par exemple).


L'esclavage des négriers musulmans
Depuis le VIIème siècle avec la conquête du bassin méditerranéen par l'islam, l'esclavage est pratiqué par les musulmans. Les chiffres sont difficiles à quantifier car contrairement à la traite faite par les Européens qui s’effectue d'un continent à un autre, les circuits sont situés à l'intérieur du continent africain et les esclaves sont acheminés par caravanes (ce qui entraînait une forte mortalité durant la traversée des vastes étendues désertiques). Ralph Austen, historien américain reconnu sur la question, estime à environ 17 millions le nombre total de Noirs déportés par les négriers musulmans. Ainsi au XIIème siècle, la ville de Zabid (Yemen) fonde sa prospérité sur le commerce des esclaves. Plus tard, au XIXème siècle, c'est la célèbre Zanzibar qui avec ses nombreuses plantations de riz, patates, canne à sucre et clous de girofle deviendra une plaque tournante de la traite. Preuve de l'enracinement de telles pratiques, étymologiquement le mot arabe qui désigne esclave (abid) est le même que celui qui est employé pour désigner une personne noire.
On mesure ici à quel point les Noirs Américains qui estiment s'émanciper de la culture blanche en se convertissant à l'Islam se fourvoient. Cette manœuvre de provocation se révèle être bien pathétique pour qui connaît un peu l'Histoire…


Les musulmans ne se sont pas contentés pratiquer la traite en Afrique : en effet la charia interdisant de faire d'un musulman son esclave, les négriers sont donc aller s’approvisionner dans d'autres régions : le Caucase, l'Asie ou encore les côtes des pays méditerranéens (Cervantès en est un exemple) étaient fréquemment sujets à des razzias au cours desquels des esclaves étaient capturés et destinés à être revendus.
Considérant l'ampleur de la traite des négriers musulmans, il est surprenant de constater que personne ou presque ne leur réclame un mea culpa, la plainte des pays africains étant essentiellement dirigée contre les nations européennes. Pire encore, dans l'inconscient collectif, les gens mal informés estiment sans doute que l'Europe est la seule responsable de l'esclavage...



source:politiquementcorrect.com
ARCHIVE, le 19 Septembre 2006     

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