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L’immigration africaine en France
La problématique de l’immigration africaine en France est un phénomène complexe, incompris et inexpliqué à l’opinion publique qui ne voit et ne comprend que le langage véhiculé par les médias à ce sujet. Le terme en lui-même est très ambigu à cause de ses nombreuses contradictions, et surtout chargé d’une connotation moqueuse envers celui qu’il désigne comme membre de la minorité venue en France pour se réaliser. Au delà de ce qui est apparent, et réellement désigné en tant que tel, s’agissant d’un Africain clandestin ou non clandestin en France, le phénomène d’une manière global, s’inscrit dans un courant inverse aux grands mouvements des explorateurs Français et Européens en Afrique à partir du 16ème siècle.

Ainsi, il y a lieu de remonter de quelques siècles dans l’histoire pour comprendre ce phénomène qui est devenu un sujet de polémique politique liée à l’existence humaine des masses africaines en France venues pour des raisons diverses dont les causes sont aujourd’hui pour la plus part, les politiques africaines de la France, du Général de Gaulle à la présidence de Jacques Chirac, soit 50 années de coopération hasardeuse avec les pouvoirs publics dictatoriaux africains.

Du temps des peuplements jusqu’au 16ème siècle, les Africains vivaient tranquillement chez eux, et ne demandaient rien à personne, leur mode de vie, leur culture, la religion, l’enseignement, l’organisation de la société, l’organisation de la production agricole, l’économie traditionnelle basée sur le système de troc, la médecine traditionnelle, étaient autant de domaines qui n’avaient rien à envier aux autres peuples des autres continents dont ils ignoraient l’existence et peu importe, les hommes ne se portaient pas si mal et le soleil brillait pour tous les Africains.

Ce continent jusque là paisible et tranquille va basculer son destin dans une phase d’agitation dont il perdra le contrôle à partir du débarquement des explorateurs européens à la recherche de la rente, dans une stratégie d’exploration sous forme de curiosité géographique, scientifique voir même religieuse. Car à partir de l’exploration, il se révèlera que l’Afrique regorge de « situations » intéressantes à exploiter vers l’Europe qui amorçait son industrialisation. Les découvertes seront très intéressantes à tout point de vue, du moment où, il y aura d’énormes profits à réaliser sur le dos des Africains.

Ainsi, de l’exploration, on arrivera à l’exploitation, et de l’exploitation, ce sera la colonisation, et à partir de la décolonisation, le système se transformera en néocolonialisme grâce à la collaboration des dictateurs Africains eux-mêmes….

L’Afrique sera pillée, appauvrit, des hommes seront déportés comme esclaves aux Amériques dans les champs de productions agricoles, et aujourd’hui, lorsque les Africains se mettent à fuir cette pauvreté qu’on leur a crée, ils seront traités tout simplement « d’immigrés »…..Pire, il sera préférable d’adopter à leur égard, une politique « d’immigration choisie » pour déterminer ceux ou celles qui sont aptes à venir vivre dans l’hexagone, car la carte de séjour est devenue une véritable agrégation des universités. Hier, on sélectionnait les plus musclés qu’on déportait vers les Amériques, aujourd’hui, les critères de sélections se porteront sur les capacités intellectuelles et les diplômes, ainsi, ceux qui moisissent dans le sud de l’Espagne à Ceuta ou à Melilla ne répondant pas aux critères de sélection peuvent toujours attendre.

Dès 1488, Barthélémy Diaz avait découvert le cap de bonne espérance, suivit de Vasco de Gama, tous deux explorateurs Portugais, avaient longé la côte orientale africaine, et très vite supplantés par les Hollandais. Bien avant cette date, le royaume de Carthage était bien connu des Européens en tant que grande et brillante civilisation africaine au bord de la Méditerranée.

Au 16ème siècle, plusieurs explorateurs français et européens sillonnaient l’Afrique, dont la représentation est une femme et à partir de « son abdomen rond », pénétraient à l’intérieur du continent par leur navire grâce aux grands cours d’eau, c’est ce qu’on appelle « les formes de pénétration du continent Africains », ce qui est un viol commis sur notre mère l’Afrique. Mungo Park, puis René Caillé croyaient découvrir le Tombouctou qui existait depuis bien longtemps en terme de civilisation au Soudan Français, c'est-à-dire l’actuel Mali, Faidherbe de Chaligny débarque au Sénégal, Michel Jojolé de la Courbe part en Afrique pour se faire une santé financière, parce que ruiné et endetté, Livingston pour le compte de l’Angleterre, Nachtigal mandaté par Bismarck, « la compagnie normande » affréta des navires qui partent en Afrique pour charger des esclaves et de la gomme avec la bénédiction de Gambetta et l’amiral de Richelieu ainsi que d’autres comme Galliéni etc.…

L’Afrique sera fouillée de fond en comble, exploitée et colonisée pendant plus de deux siècles durant, pour arriver aux indépendances vers les années 1960 après une longue galère de lutte contre les occupants Allemands, Français, Portugais, Espagnols et Belges. Pour autant, elle n’est pas libre, les forces occupantes ont laissé en place des systèmes de dictatures à travers lesquels ils continuent de piller le continent en créant l’insécurité alimentaire, l’insécurité politique, l’insécurité sanitaire et l’endettement du continent, bref une Afrique restée rurale à 90%.

L’Afrique est devenue une plaque tournante des réseaux criminels, une base des opérations illicites diverses, le trafic de la drogue, des êtres humains, un monde où règnent la corruption de la police, des tribunaux, des lourdeurs administratives entrainant ainsi la fuite des capitaux et mettant à mal sa difficile démocratisation. Investir en Afrique fait peur car aux hommes d’affaires étrangers ainsi que leurs homologues Africains, car l’Etat n’inspire aucune confiance. Tous les dictateurs se mettent systématiquement dans la poche les profits venant de l’exploitation des richesses du sous sol et des sociétés d’Etat.

Au Togo par exemple, les revenus du phosphate, du port autonome de Lomé, des produits agricoles du Togo, de la fameuse zone franche, la société des grands moulins ainsi que l’ensemble des sociétés d’Etat, y compris les revenus du football, arrivent tout droit à Lomé 2, qui est la résidence de la junte militaire des Gnassingbé au pouvoir illégalement depuis 1967.

L’Europe et la France doivent prendre la vraie mesure de leur responsabilité politique vis-à-vis de l’Afrique, en adoptant une politique réellement audacieuse de l’immigration, en traitant ce phénomène par leurs causes qui sont de deux sortes mais intimement liées : la lutte contre la pauvreté de masse, et déboulonner les dictatures qui créent et entretiennent cette pauvreté. Les Africains fuient l’Afrique parce que le continent s’appauvrit de plus en plus vite. Le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne diminue chaque année de 0,8 %, en moyenne, un Africain vit avec moins de 0,6 dollars par jour.

Koffi Annan, Secrétaire Général de l’Onu déclarait dans le journal Le Monde du 27 septembre 1997 que « l’Afrique sera le seul continent du monde où la pauvreté va s’accroitre au prochain siècle » et nous y sommes depuis six ans.

La France et l’Europe n’ont pas les moyens d’adapter une réelle politique efficace de régulation des flux migratoires en provenance de l’Afrique, à moins de disposer des policiers et gendarmes tous les 5 mètres tout au long des frontières, en la matière l’Espagne est déjà à bout de souffle et les Africains finiront par passer un jour par centaines de milliers voir des millions. La misère créée et entretenue par les dictateurs en est la cause et c’est normal que toute personne tente tout au long de son existence d’échapper ou de fuir la misère et la pauvreté.

Ni les reconduites massives à la frontière, ni les accords signés avec tel ou tel autre gouvernement africain, et encore moins la stratégie de « l’immigration choisie et non subie » ne résoudront ce problème qui est un problème de pauvreté et de persécution politique à l’origine en Afrique.

L’aide publique au développement attribuée à l’Afrique par l’Union Européenne, et l’ensemble des institutions financières internationales, une fois encaissées par les trésors publics africains est captée par la stratégie du « syndicat vertical » en devenant la propriété personnelle des dictateurs.

Cette cagnotte permet d’abord aux dictateurs africains de s’approvisionner en armement, ensuite, de financer d’une manière occulte, certains partis politiques européens et enfin, leur propre investissement dans l’immobilier en Europe c'est-à-dire, l’achat des immeubles entiers, des châteaux, des grandes résidences, des appartements privés en France, en Angleterre, en Espagne, en Allemagne, en Belgique et autres pays européens, en un mot, le virement fait en faveur des populations africaines pour lutter contre la pauvreté, revient aussitôt en Europe sous forme de plusieurs enveloppes et détourné de son but initial. On s’étonne aujourd’hui partout en Europe et en France que la pauvreté continue de ravager l’Afrique à tel point que la masse des candidats à l’immigration clandestine devienne un phénomène de plus en plus inquiétant et nourrit les discours les plus extrémistes dans l’hexagone.

Ainsi, on se rend compte que du moment où la France continuera à soutenir les dictatures en Afrique, elle encourage de facto l’immigration clandestine chez elle, et contribue par la même occasion à renforcer l’extrême droite qui avance pas-à-pas, mais sûrement dans sa stratégie de conquête du pouvoir. Il faut se rappeler à ce sujet de la présence de Front national au second tour des dernières présidentielles en France.

LES DICTATURES AFRICAINES CREENT-ELLES UN TRANSFERT DE PAUVRETE VERS LA FRANCE ET L’EUROPE ?

La vraie solution serait d’aider les Africains à se débarrasser des systèmes dictatoriaux qui créent l’insécurité politique, économique, alimentaire et sanitaire partout en Afrique, et de les assister concrètement dans la construction de l’Etat de droit et la démocratie. Tout cela passe par une aide et assistance technique au niveau des élections transparentes s’agissant des présidentielles et législatives, et un apprentissage du jeu parlementaire.

Le jour où une chambre réellement élue en Afrique pourra débattre au cours d’une session parlementaire de la question du budget en toute clarté, pour définir les priorités de son action contre la pauvreté de masse et impliquer sa jeunesse, ainsi qu’une politique d’incitation de sa diaspora en Europe, à rentrer au pays pour prendre part au développement national, nous pouvons en tout état de cause parler d’une véritable lutte contre l’immigration africaine en France.

Pour que les 1.500.000 Togolais éparpillés aux Usa, au Canada, en Allemagne, en Belgique, en Suisse et bien sûr en France et ailleurs dans le monde, retournent au pays, il faut bien mettre hors d’état de nuire cette dictature héréditaire et grégaire de la junte militaire des Gnassingbé au Togo, c’est la seule solution pratique car les Africains sont prêts à abandonner leur cartes de séjour de dix ans, ainsi que leur naturalisation française pour retrouver leur soleil tropical, en apportant leur pierre à la construction nationale, à condition que règnent la sécurité, la démocratie et l’Etat de droit en Afrique.

La France dispose des moyens appropriés pour aider les Africains à relever ce grand défi de démocratisation du continent par lequel elle trouvera son compte dans la lutte contre l’immigration, elle dispose des bases militaires partout en Afrique.

Elle peut aider les Africains à chasser les dictateurs en sécurisant les élections par la présence de la coopération militaire pour cantonner les troupes nationales qui volent les urnes et qui organisent des coups d’Etats militaires, constitutionnels et électoraux en Afrique. Elle doit cesser de considérer des dictateurs minables à bout de souffle comme des « amis personnels ».

Si la France ne joue pas sincèrement et honnêtement le jeu de la démocratie en faveur des Africains, elle ne s’en sortira pas, car elle sera rattrapée par cette pauvreté et cette misère de masse grandissante en Afrique, ainsi, toute l’Afrique cherchera à s’installer en France dans les prochaines décennies et dans ce cas, nous assisterons à un phénomène nouveau. À l’instar du transfert des technologies, nous sommes en plein dans le transfert de pauvreté de l’Afrique vers la France et l’Europe grâce aux dictateurs Africains.

Ces dictateurs Africains de toute sorte, héréditaires, militaires, monarchiques, et dynastiques qui méprisent la loi et les libertés fondamentales, qui répriment les Africains dans le sang jour après jour, contribuent à renforcer les flux migratoires vers l’Europe en vidant le continent de ses forces vives. Nous sommes dans le processus de « l’africanisation » de l’Europe qui est le phénomène inverse à celui des explorateurs du 16ème siècle.

Ils sont nombreux, des centaines de milliers, ces jeunes Africains sortis des universités et nantis d’une maîtrise, d’un DEA, DESS, à attendre leur premier job qui ne vient pas depuis 10, 15, voir 20 ans, soit plus de la moitié d’un parcours professionnel. Face à cette désespérance, ils sont bien contraints de prendre des embarcations de fortunes en direction de l’Europe.

La solution est dans les mains des pouvoirs publics français, s’ils ne réagissent pas, il y aura des « Cachan », des églises Saint Bernard, et bien d’autres encore……

Par Tido BRASSIER
ARCHIVE, le 22 Avril 2009     

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