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C. J. WALKER
1867 - 25 mai 1919
"Inventrice - Femme d'affaires"
Sarah BREEDLOVE naquit, en 1867, à Minerva, sur les rives du Mississippi.

Les parents de Sarah, tous deux d'anciens esclaves, étaient des récoltants agricoles qui travaillaient en participation et vivaient sur la plantation des Burney à Delta, en Louisiane.
Sarah BREEDLOVE (devenue Madame WALKER par son second mariage avec un journaliste, Charles J. Walker) a toujours raconté, dans ses discours, qu'elle avait été orpheline dès l'âge de 7 ans.
Sa mère était morte la première.
Son père s'était remarié et, apparemment, il est mort avant qu'elle n'ait atteint ses 8 ans, en décembre 1875 (Sources : Bundles).

Comme Sarah BREEDLOVE venait d'un milieu pauvre, elle ne recevra qu'un enseignement rudimentaire.

A l'âge de 14 ans, Sarah BREEDLOVE épousera M. McWilliams pour avoir un foyer, comme elle l'a souvent expliqué elle-même. Elle donnera le jour à une fille, A'Lelia, en 1885.

Veuve à l'âge de 20 ans, Sarah BREEDLOVE et sa fille quittèrent Vicksburg pour Saint Louis, dans le Missouri.

Pendant 18 ans, pour subvenir à ses propres besoins ainsi qu'à ceux de sa fille, Sarah BREEDLOVE sera shampouineuse.

A Saint Louis, en 1905, Sarah BREEDLOVE racontait qu'elle avait l'intention d'entreprendre une activité dans les cosmétiques.
Le traitement de Madame WALKER ne concernera pas que le défrisage des cheveux.


Le traitement de Madame WALKER consistera à faire disparaître la chute des cheveux, en se faisant faire, plus fréquemment, des shampooings, des massages du cuir chevelu, ainsi que des applications de baume à base de pétrole et de sulfure médicinal.

Madame WALKER utilisait un fer chaud, ce qu'elle n'avait pas inventé dans son système car, elle n'était nullement la première personne à utiliser cette méthode.

En fait, Marcel Grateau, un Parisien, utilisait déjà un fer en métal chauffé comme ustensile pour les soins aux cheveux dès 1872 ; Les peignes à chauffer seront disponibles dans les catalogues de Sears & bloomingdale, en 1890. On suppose qu'à cette époque, ils n'étaient destinés qu'aux femmes blanches. (Sources : Bundles).

Auparavant, les femmes afro-américaines qui souhaitaient se faire détendre les cheveux devaient placer ces derniers sur une surface plane, et presser dessus avec un fer plat.

Sarah BREEDLOVE inventera un assouplissant pour cheveux, qui devait être utilisé‚ avec un peigne à défriser.

Sarah WALKER mélangeait ses savons et ses baumes dans des baquets et des ustensiles de cuisine, tout en adaptant les techniques de coiffure existantes, et en modifiant les instruments nécessaires au bouclage des cheveux.
Bien que Madame WALKER ne fût pas la première Noire américaine à avoir créé‚ une entreprise de soins destinés aux cheveux des Noirs, ce fut elle qui révolutionna l'industrie du soin du cheveux (nègre) et prit le défi d'accepter des stratégies de commercialisation telles que l'approche des clients par le porte-à-porte. Pour cela, elle avait ajouté Madame à son nom.

Elle était partie sur les routes et, rapidement, avait fait la démonstration de son remarquable talent de commerçante pour vendre ses produits capillaires en utilisant sa méthode du porte-à-porte.
Madame C. J. WALKER vendait ses produits dans tout le Sud et l'Est, en en faisant la démonstration aux clients. La majorité de la fortune a été faite entre 1911 et 1917. Elle apporta la preuve que des femmes étaient capables de diriger une entreprise.



A propos de la technique WALKER.

Les éléments du système consistaient en un shampooing, une pommade pour la repousse des cheveux, un brossage vigoureux et l'application de peignes en métal, chauffé, sur les cheveux.
"La méthode" transformait les cheveux rebelles et ternes en cheveux doux et brillants.

L'entreprise de fabrication de Madame C. J. WALKER utilisait exclusivement des femmes qui, avant les années qui avaient précédé la croissance nationale des instituts de beauté‚ aux Etats-Unis, faisaient chez elles leur traitement.

Ces femmes seront connues sous l'étiquette : "Agents Walker" ; Leurs silhouettes étaient devenues familières dans tous les Etats-Unis et la Caraïbe où elles effectuaient leurs visites à la clientèle.

Elles étaient toujours vêtues d'un chemisier blanc, très caractéristique, rentré‚ dans une longue jupe noire ; elles transportaient leur cartable noir contenant les préparations et le fer à cheveux nécessaires pour coiffer.

Le plus important des produits dont elles faisaient la démonstration sera le "Madame C. J. WALKER's Hair Grower" (une pommade qui faisait pousser les cheveux).

Les ventes de la pommade, ainsi que toute une série de 16 autres produits de beauté - de nombreux paquets dans de petits pots décoratifs représentant le portrait de Madame WALKER - soutenues par une très grosse campagne publicitaire faite principalement dans les journaux et magazines Black (Nègre) ainsi que par ses tournées fréquentes en tant qu' instructeur de ses agents féminins, avaient fait de Madame WALKER la plus connue des femmes afro-américaines de toute la région, dans les années 20.

Sa réputation s'étendait jusqu'en Europe où le procédé de coiffure de Madame WALKER, par l'intermédiaire de la danseuse, Joséphine Baker, fascinait tant les Parisiennes dans ces années-là ; Il sera même reproduit par une société française qui créera une pommade similaire appelée : "Baker-Fix".

Aux Etats-Unis, d'autres Noires, telles que Mme Annie M. Turnbo Malone (avec son "Poro system" et les "Poro Colleges" de Saint Louis et Chicago), Madame Sarah Spencer Washington (avec son "Apex system" dont la direction se situait à Atlantic City), avaient inventé, avec succès, les activités de Madame WALKER.

Un journaliste écrira un article, en 1919, dans lequel il dira : "Il est indéniable que les entreprises les plus grandes et les plus lucratives, dirigées par des personnes de couleur, en Amérique, ont été lancées par des femmes telles que, par exemple, Madame WALKER et Mme Malone." (Sources : Stussy).

Annie Malone avait précédé, dans les affaires, Madame WALKER.

En fait, Madame WALKER avait travaillé‚ pendant une courte durée, en 1905, comme l'un des agents d'Annie Malone, avant de commencer à travailler pour son propre compte.
Le traitement d'embellissement des cheveux et leur défrisage, dès 1905, avaient fait de Madame WALKER une femme très fortunée. Elle avait fait construire, en 1910, une usine à Indianapolis pour la fabrication de sa ligne de cosmétiques.

Avant sa mort, le 25 Mai 1919, Madame WALKER, était millionnaire et l'un des plus beaux succès d'un cadre d'affaires du milieu du 20e siècle.

Madame C.J. WALKER

    

Vos commentaires
Posté par Kirikoo972 le 13 Novembre 2006 à 22:04



Franchement je trouve qu'elle aurait du se limiter à la coiffure et aux soins des cheveux crépus ne pas aller au dellà c'est à dire jusqu'au défrisage. Nous sommes toujours plus belles avec des cheveux crépus qu'avec des cheveux défrisés ! Maintenant même les mecs ils se font des défrisaages ce truc va trop loin !!! Si on est fier ou fière d'être Noir(e) c'est jusqu'au bout !
Répondre à ce message

Posté par blackteub le 07 Février 2007 à 04:54
en réponse àKirikoo972

Franchement je trouve qu'elle aurait du se limiter à la coiffure et aux soins des cheveux crépus ne pas aller au dellà c'est à dire jusqu'au défrisage. Nous sommes toujours plus belles avec des cheveux crépus qu'avec des cheveux défrisés ! Maintenant même les mecs ils se font des défrisaages ce truc va trop loin !!! Si on est fier ou fière d'être Noir(e) c'est jusqu'au bout !

blackteub@hotmail.com

ce que tu dis st juste ma soeur et c et un mes qui te parle
Répondre à ce message

Posté par 76jean le 17 Février 2007 à 02:14

SVP

Je respecte vos idees et votre facon de voir mais quand meme reconnaissons quil y a des millions de femmes qui trouvent satisfaction dans ces produits cosmetiques et cela ne veut pas dire qu'elles ne sont pas fier d'etre des noires.Je suis tres reconnaissant et fier de sa contribution cosmetique.Que beaucoup d'autre suivent ses pas
Répondre à ce message

Posté par katycat974 le 03 Août 2007 à 13:56

peigne chaud

J'ai eu l'occasion de voir ces peignes à la Réunion et je les ai essayé, c'est miraculeux. Je ne renie en rien mes racines africaines mais je remercie Mr Grateau de m'avoir fait ganer autant de temps le matin .Bien sûr je pense qu'il ne faut pas l'utiliers tous les jours. En fait c'est un peut comme les défrisages chez les coiffeurs, on n'en fait pas tous les jours non plus. En attendant je serai ravie de pouvoir acquérir un peigne comme ça.
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